The score

The scoreNick Wells (Robert De Niro) est un cambrioleur considéré comme l’un des meilleurs dans sa profession. Ses atouts : il travaille toujours seul et chacun de ses coups est préparé avec la plus grande précision. Après vingt-cinq ans de casses en tout genre, il veut définitivement se ranger. C’est sans compter sur une dernière affaire montée par son ami de toujours, Max Baron (Marlon Brando). Ce dernier a des dettes et il demande alors à Nick de l’aider à s’en sortir. Il doit récupérer un sceptre d’une valeur inestimable rangé dans un coffre de la douane. Pour y arriver, il s’associe avec un jeune complice mais changer les règles dans ce genre de métier n’apporte jamais rien de bon…

A la vue du casting lors de la bande annonce, certains (dont moi) ont pu faire un petit bond sur leur siège. Brando-De Niro-Norton, un trio générationnel exceptionnel pour un film de cambriolage. Mais le rêve était peut-être trop beau, et le résultat n’est pas aussi exceptionnel qu’on l’espérait. Néanmoins, il serait dommage de bouder son plaisir devant un film très classique mais malgré tout réussi.

Bob (pas que lui d’ailleurs) nous l’a déjà fait le coup du « dernier coup, après j’arrete… »; on se souvient de son rôle dans ‘Heat’. Il reprend donc les armes pour son dernier ‘score’, avec Brando aux manettes et Norton en équipier. Le trio tant attendu se transforme assez vite en duo, tant les scènes de Brando sont poussives et asphyxiantes.
Fidèle à lui-même, Norton interprète son rôle avec une insolente facilité. Quant à De Niro, on retrouve enfin l’acteur qui nous faisait réver. Ses dernieres productions laissaient penser à une chutte libre, mais on peut respirer à nouveau.

Frank Oz prend le parti délibéré de la sobriété. Pas de mouvements de caméra délirants, mais du calme le plus souvent, et de l’efficacité aux moments clés. La bande son, elle aussi plutôt discrète nous mène dans le film sans nous en sortir.
Les 123 minutes du cambriolage passent avec une grande facilité grâce à un rythme soutenu, malgré des ficelles usées par le cinéma hollywoodien.

‘The Score’ n’est donc pas le film qu’on attendait, l’ultime film de cambriolage, du niveau de Heat. Il reste néanmoins très agréable à voir grâce à une efficacité remarquable. Un film qui remplit les promesses de son genre, peut être pas du casting, mais c’est déjà pas si mal.

Scooby-doo

Scooby-dooL’équipe de scooby do est réunie pour enqueter sur de nombreux phénomènes étranges survenant sur une ile ou est installé un parc d’attraction

Attendu avec plus de curiosité que d’impatience, voilà que nous arrive scooby-do, le film.

Sans grande prétention particulière, cette adaptation, loin d’être extraordinaire , plaira sûrement aux plus jeunes et éventuellement aux nostalgiques.

Scooby doo, c’est avant tout l’histoire d’un groupe d’amis qui tente de résoudre des énigmes dans des environnements plus lugubres et sinistres les uns que les autres.

Cette fois ci, nos 4 compagnons de route, accompagnés de leur fameux chien parlant (reproduit ici entièrement en image de synthèse), se retrouvent réunis une nouvelle fois pour enquêter sur des phénomènes paranormaux au sein d’un grand parc d’attraction.

La principale innovation par rapport au dessin animé dont le film est tiré concerne la personnalité de nos héros: exceptés Sammy et scooby, dont les caractères restent très fidèles aux originaux, tous les autres personnages ont des attitudes et des comportements originaux, propres au film, oscillant entre narcissisme exacerbé, rancœur et jalousie.

Abstraction faite de cet écart vis à vis du dessin animé, tout le reste semble très fidèle, aussi bien au niveau de l’atmosphère générale que de l’humour.

Certes ni les décors, ni les effets spéciaux, ne rendent véritablement hommage à ce qui se fait de mieux dans le genre, mais l’ambiance est là et c’est ce qui importe.

On se prend même à rire à certaines reprises, grâce notamment à un humour parfois proche de la série des  » gremlins « .

Toutefois il ne faut pas se voiler la face :ce film s’adressera d’abord à un publique très jeune et n’aura d’autres prétentions que de gentiment le distraire.

Quant aux autres, à l’exception peut-être des nostalgiques, il est peu probable qu’ils apprécient l’humour parfois  » caca-prout prout  » de nos amis américains, qui, bien évidemment ,n’ont également pas oubliés de satisfaire notre côté libidineux en nous offrant quelques jolis plans de décolletés de nos petites héroïnes…

Scary Movie 3

Scary Movie 3Sacry movie est devenu en peu de temps une licence qui rapporte, preuve en est le 4è volet déjà en préparation (dont l’intrigue se basera cette fois sur les super héros).
Le 1er épisode de la série était innovant, amusant, réalisé par des gens qui ne se prenaient pas au sérieux (les frères Wayans). Le 2ème épisode avait beaucoup déçu les fans de la 1ère heure, les gags étant réellement en dessous de la ceinture. Qu’en est-il maintenant ? et bien force est de constater que scary movie 3 ne redonne pas de souffle à la série.

Avec l’arrivée de David Zucker, célèbre réalisateur de la série des  » y a t-il…  » , on pouvait s’attendre à ce que le film verse dans la franche rigolade. Mais on s’aperçoit très rapidement que les gags donnent une désagréable impression de déjà vu, et à moins de n’avoir jamais vu un seul des films de David Zucker, la bonne surprise que l’on attend n’est pas au rendez-vous.

Pourtant, tout n’est pas mauvais, au contraire : les parodies de  » Signs  » et de  » Le cercle  » sont particulièrement réussies, mais elles ne suffisent pas à faire franchement rire. La présence de Charlie Sheen et Leslie Nielsen au côté de la très belle (et très blonde pour l’occasion) Anna Faris n’ajoute qu’à ce sentiment de déjà vu, et les gags ne feront rire, au mieux, que les moins de 15 ans.

Un film, certes meilleur que le 2è volet, mais qui n’était pas indispensable.

Scary Movie

Scary MovieUn nouveau tueur en série masqué fait trembler le campus après le meurtre de la plus belle fille du lycée.

La bimbo le plus sex du campus (miss Carmen Electra), se fait trucider dès le début du film dans une scène qui à l’instar de Drew Barymore dans Scream 1 est déjà un classique.

Et c’est « panikaucampusolalakisséleprochain »? Une bande de djeuns (probablement les plus débiles du 7ème art) commence à stresser et ils se font massacrer les uns après les autres dans des moments d’anthologie à la chaîne. Guess who screamed last Halloween? serait le titre alternatif de cette parodie qui flirte avec le chef-d’oeuvre dans la catégorie pipi-caca, j’en passe et des meilleurs.

A côté des frères Wayans, les frères Farelli sont d’innocents agneaux… Tous les succès de ces dernières années y passent, de Scream bien sûr à Matrix en passant par Souviens-toi… et Sixième Sens.

Du cul, du cul, du cul. Si vous vous sentez l’âme d’une sainte nitouche, passez votre chemin, de peur de faire littéralement une crise cardiaque devant les délires de fesses tout droit sortis du cerveau détraqué des Wayans. Bref, du divertissement rien d’autre, mais du top niveau!

Les astuces pour numériser les cassettes vidéo

Faute du progrès technique et des innovations technologiques, il est actuellement courant de rencontrer des systèmes en voie de disparition. C’est le cas des matériels multimédia comme les cassettes vidéo. Auparavant, ces dernières étaient d’une grande réputation, mais avec le temps et surtout avec l’apparition des disques compacts et des consommables comme les DVD et les clés USB, elles sont en phase de déclin.

Numérisation de cassettes

Les cassettes vidéo seront d’ici peu inutiles et d’autres systèmes seront beaucoup plus importants. Pour cela, il est très recommandé de recourir à une transformation de K7 vidéo. Cela permet avant tout de conserver les souvenirs inoubliables de notre passé.

Les sources compatibles à la numérisation de K7

Pour assurer la numerisation cassette, il est très important de connaître différentes sources qui sont compatibles à ce système. Afin de numériser les vidéos, l’essentiel est que le matériel utilisé dispose de sorties audio et vidéo. Les différents formats pris en charge par cette forme de numérisation constituent par exemple : le VHS, le Hi8 et le VHSC.

Le convertisseur pour la numérisation

Le convertisseur est un moyen qui entre également en jeu dans la numérisation de cassettes vidéo. C’est une sorte de périphérique de capture disposant d’une puce apte à convertir le signal analogique en signal numérique adapté à l’ordinateur. En effet, les clés USB peuvent par exemple être le disque de réception de la vidéo.

Le logiciel de numérisation

Pour le logiciel de numérisation, il existe une multitude de programmes dédiée à la capture et aux traitements de vidéo. Les logiciels sont dans la plupart des cas payants, c’est pour cette raison qu’il est conseillé de faire appel à des professionnels pour le transfert des vidéos dans un DVD ou autre stockage. La qualité pourra être plus rassurante et la réussite des vidéos sera absolue. Le logiciel de transfert sous Windows est aussi un logiciel moyennement intéressant. Il est connu sous le nom de Windows Movie Maker. Les autres logiciels efficaces concernent le Virtual VCR, CaptureFlux et VirtualDub.

Lors de l’application des logiciels de conversion, il est possible que de nombreuses options soient proposées dans ces logiciels. Il faut dans ce cas, s’exercer régulièrement pour se familiariser avec chacune de ces options. Si vos vidéos sont très importants et que vous n’êtes pas encore à la hauteur, pensez à les confier à des professionnels et demandez à ces derniers de vous initier sur l’utilisation du logiciel à l’avenir.

Saw

SawDeux hommes se réveillent enchaînés au mur d’une salle de bain. Ils ignorent où ils se trouvent et ils ne se connaissent pas. Entre eux, gît le corps inanimé d’un homme. Le magnétophone qu’il tient dans ses mains leur révèle que pour rester en vie, il faut que l’un tue l’autre dans un délai de 8 heures. Ce piège diabolique a été imaginé par un psychopathe pervers qui impose à ses victimes des choix mettant leurs vies en jeu…

« Saw » sera-t-il le thriller de l’année ? Il en prend en tout cas le chemin. Après un très bon résultat au box-office US et moult récompenses au festival de Gérardmer (prix du jury long-métrages ex-aequo avec « Trouble » de Harry Cleven et prix du jury jeunes), « Saw » arrive enfin sur nos écrans. Réalisé par un débutant australien, James Wan, écrit et interprété notamment par son ami d’école Leigh Whannell, « Saw » est passé du statut de court-métrage démo à celui de thriller énergique et innovant. Une transformation fulgurante due aux talents de ses artisans. Non le thriller n’est pas un genre dépassé. Preuve par l’image grâce à « Saw ».

La genèse de « Saw » commence sur les bancs d’une école de cinéma australienne. Deux amis fous de cinéma de genre ont en projet de réaliser leur premier long-métrage. Après un stade d’écriture long et difficile, environ deux ans de leur vie, le scénario est enfin bouclé. Mais monter un projet de cette ampleur sur le sol australien s’avère une épreuve plutôt difficile malgré, par exemple, le récent film de zombie australien « Undead » (réalisé par les frères Spierig). Leur agent leur conseille alors d’aller vendre leur script dans l’antre du cinéma : Hollywood. Pour ne pas voir leur projet leur glisser entre les doigts, James Wan et Leigh Whannell décident de réaliser une scène tirée de leur scénario, celle du fameux piège à loup inversé. Succès total, les producteurs de chez « Lions Gate » débloquent des fonds, soit 1,2 millions de dollars. Nos deux compères acceptent à la condition express que Wan soit au poste de réalisateur et Whannell au poste de scénariste et acteur. Les studios acquiescent et après 18 jours d’un tournage ultra-serré, le film est en boîte. La suite, on la connaît. Carton aux US, récompenses à la pelle et tout auréolé de son récent succès, le film se voit doté d’une suite toujours dirigée par nos compères australiens.

« Saw » est avant tout un thriller plutôt classique sur le papier. Deux personnes, Adam (Leigh Whannell) et le docteur Lawrence Gordon (Cary Elwes) se réveillent enchaînés dans une salle de bain crade avec pour seul outil une scie qui se révèle parfaite pour trancher les membres humains. Entre eux deux, un cadavre qui tient un dictaphone avec les instructions du « Jigsaw ». Tuer l’autre pour rester en vie. Le psychopathe utilise une méthode originale, il ne s’attaque jamais directement à ses victimes mais il les force à se tuer eux-mêmes en inventant des pièges diaboliques. Certains citent Seven ou Cube pour les influences mais sorti de la salle de bain crasseuse, l’univers ultra coloré et graphique des sévices fait plus penser à du Bava ou à du Argento. Fantasmagorie, couleurs vives, quasi surréalisme teintent ces séquences souvent très sombres au relent giallo où on suit le périple d’un enquêteur interprété par le has been Danny Glover. Les pièges diaboliques rappellent quelques uns des meilleurs films transalpins comme « Les Frissons de l’angoisse » d’Argento.

D’un script de facture classique, les deux W (Wan et Whannell) composent un thriller en vase clos angoissant et torturé. Gore et malsain, le film s’autorise même un twist final couillu et angoissant. On parle déjà de révolution dans le domaine de l’horreur. Vu la fin annoncée du filon d’exploitation « horreur japonaise et cheveux sales », « Saw » propose enfin un film de genre innovant et très personnel. Il y a bien quelques faiblesses, comme des incohérences scénaristiques et un aspect un peu brouillon pour toutes les scènes qui ne sont pas en huis clos. James Wan évoque l’aspect giallo pour les expliquer. Un peu facile, mais ce ne sont que des broutilles vu le potentiel énorme du métrage.

Saw fout tout simplement les jetons et provoque des sueurs froides comme rarement. La tension instaurée dès le départ ne faiblit à aucun moment et le film ne sombre jamais dans la violence gratuite. Les pièges diaboliques tournent la tête et on ressort de cette expérience déboussolé. L’impression d’avoir vu un film unique est durable. En somme, une petite perle qu’il ne faut pas laisser passer. On ne dira plus « I saw it » mais plutôt « Saw is terrible !».

C’est après une trop longue attente qu’enfin le public français va avoir droit à la découverte de ‘Saw’, un thriller machiavélique arrivant avec un buzz étonnant. Un prix à Gerardmer, quelques participations à Sundance ou Toronto, et une bande-annonce plutôt inquiétante ont finit d’augmenter la pression avant la sortie de ce premier film.
Tourné en 18 jours, dans des conditions de contraintes budgetaires, le film James Wan voit finalement le jour en salle et dans le monde entier alors que tout le prédestinait au direct to video.

Alors que tout commence un peu comme ‘Cube’, la machine ‘Saw’ se met peu à peu en place, enchaînant les flashbacks et les scènes de tortures dans une ambiance glauque assez rare. Les points de vue divergeants permettent au spectateur d’en voir suffisamment pour s’imaginer le reste, et de suivre ainsi comment ces deux hommes attachés sur les côtés d’une pièce pleine d’indices.
La photo très travaillée permet une implication encore plus importante et vire au cauchemar lors de certaines scènes.

Pour un premier film, James Wan s’en tire très bien derrière la caméra alternant des plans courts et vifs sans hésiter à faire monter la pression quand cela est nécessaire. Changeant régulièrement de rythme pour mieux surprendre son spectateur, Wan semble toujours vouloir surprendre par une façon différente. Il utilise bien sûr certaines ficelles du genre mais y amène suffisamment de nouveauté pour renouveler un genre ultra sclérosé, se parodiant généralement sans innovation.
Si le choix des acteurs ne semble pas être prépondérant dans la réussite du film (on a toutefois plaisir à revoir Danny Glover), la bande-son, signée Charlie Clouser offre une véritable palette à son réalisateur pour faire trembler un auditoire qui ne réclame que ça.

Pour pinailler, on pourra critiquer quelques réactions un peu bizarres ou encore quelques nuages scénaristiques qui voilent un peu les motivations de certains personnages, mais globalement, ‘Saw delivers’ comme on dit. Difficile de faire la fine bouche en effet, quand le genre tourne en rond, offrant aux fans d’horreur, au mieux des remakes réussis. On peut donc avoir de l’espoir quand on voit ce type de projet arrivé à terme, malgré des imperfections.
Sans marcher sur les plates bandes d’un ‘Se7en’ ou d’un ‘Silence des agneaux’, qui restent des classiques du genre, ‘Saw’ se fraie son chemin en abordant le thème sur un ton et avec un style différents, revigorant et efficace. On attend le prochain James Wan en tappant du pied !

Salton Sea

Salton SeaPour retrouver les assassins de sa femme, un homme s’infiltre dans le milieu junkie afin de jouer les mouchards pour deux flics peu scrupuleux. Cependant, son plan ne fonctionne pas. Il décide alors de conclure une grosse affaire avec un truand particulièrement redouté. Mais il est vite dépassé par les évènements.

En choisissant Val Kilmer comme héros, le réalisateur de « Salton Sea » n’a pas vraiment choisi la facilité. Même si le personnage est assez travaillé, on a du mal à croire aux tourments de ce trompettiste qui ne sait plus vraiment où il en est. Il faut dire que l’expression uni-faciale de Val Kilmer n’est pas vraiment là pour servir le personnage…

Traitant un sujet maintes et maintes fois exploité au cinéma, « Salton Sea » abuse aussi de bons nombres de clichés utilisés trop systématiquement pour dépeindre le milieu de la drogue. Le ton complaisant utilisé pour décrire le truand à moitié cannibale ou les effets de la drogue inspire plus d’ennui qu’autre chose. Mais il est vrai que le réalisateur s’autorise parfois quelques libertés de réalisations qui ne sont pas déplaisantes.

L’un des points forts du film réside en effet dans un montage particulièrement efficace qui réserve une trame scénarisitique à tiroirs. Tout est réglé comme du papier à musique, il faut simplement laisser au réalisateur le temps de nous dévoiler les choses. De ce côté-là, c’est un véritable plaisir de se laisser guider par les images.

Mais il aurait été souhaitable de décrire de façon moins convenue le milieu qui est présenté. L’aspect stéréotypé de certains personnages et certaines situations casse malheureusement le rythme plutôt intéressant de ce polar. La toute fin reste cependant une jolie réussite. Un film qui laisse donc une impression assez mitigée…